Marie-Louise Nézeys, interprétant la 1è des Etudes posthumes

contributeur: Pierre Jacquin, auteur - Georges Khomiakoff, photographe

L’élégance est discrète par définition, la moins expansive et la plus retirée possible. On a parfois dit que le jeu de Chopin manquait de force dans les salles de concert. En disant cela, on n’avait rien dit. Il refuse de se livrer à des effets musicaux en s’obligeant artificiellement  à hausser la pression des doigts sur le piano pour être sûr que tout le monde entende. A un public anonyme qui lui fait peur, il préfère les bouquets de violettes, l’intimité des salons où il se sait des amis véritables.

 

Tout est dit : de toute sa vie, il ne donnera qu’une trentaine de concerts et la plupart devant un public plutôt restreint, inclus les concerts de charité  au profit de ses compatriotes.

 

En attendant, voici les beautés d’un toucher délicat qui part d’un salon mais atteint bientôt les  étoiles sous le miroir d’une étude d’opus posthume interprétée par Marie-Louise.