Lieder de Schumann op.39 n°1 et op.48 n°5

contributeur: Pierre Jacquin (traduction)

Joseph von EICHENDORFF (1788 – 1857)

 

L’AILLEURS (« In der Fremde », lied op.39)

 

Voici qu’au-delà de l’embrasement des éclairs

Sourdent les nuages de mon pays d’enfance.

 

Mais de longtemps, les miens ne sont plus.

Nul ne me connaît plus.

 

Le temps de la mort est proche. Il sera bientôt mien.

 

Au dessus de moi bruit la belle solitude des forêts.

Mais nul ne me connaît plus.

 

 

 

 

 

Heinrich HEINE (1797 – 1856)

 

JE VEUX ENIVRER MON AME

(« Ich will meine Seele tauchen », lied op.48 n°5)

 

Je veux enivrer mon âme au cœur des lys,

Ces lys dont le parfum chante mon amour.

Et cette chanson doit vibrer et frémir

Comme ce baiser déposé à mes lèvres

En un jadis d’une merveilleuse douceur.